Droit de Réponse au Journal "Le Bien Public" Dijon, décembre 1997.

L'article "Festival Why Note : une louche d'hermétisme ?" paru le 6 décembre dernier sur le concert du 4 au Théâtre des Feuillants me met en cause en employant à propos de mon Žuvre Transe-métal des termes comme "charabia verbeux d'auto-justification" ou encore "charlatanisme".

L'auteur n'hésite pas à qualifier la démarche de certains des compositeurs joués ce soir là "d'escroquerie monumentale". On peut penser que des termes aussi excessifs ne comptent pas et en rester là. Mais cette mise en cause de mon intégrité artistique est d'autant plus inadmissible qu'elle repose sur une démarche que tout critique honnête et sincère devrait s'interdire. En effet, M. Lhuissier n'écrit pas sur mes oeuvres - dont il ne dit rien - mais sur un texte du catalogue du Festival, dont je ne suis pas l'auteur.

Indépendamment de son opinion esthétique, qu'il est libre de développer si toutefois elle repose sur une écoute attentive de l'Žuvre musicale et non sur la lecture d'un commentaire, le devoir d'information du journaliste aurait du le conduire à mentionner la présence de 300 personnes qui ont chaleureusement applaudi ma pièce Vent du Sud (Commande de Why Note) qui clôturait le concert, interprétée avec dynamisme et invention par Pierre "Ti-Boum" Guignon à la batterie.

L'émotion que M. Lhuissier n'a pas ressentie a bien été partagée par ce public enthousiaste pour qui cette musique n'est synonyme ni "d'hermétisme" ni "d'intellectualisme débridé", mais au contraire d'ouverture d'esprit et de découverte sonore.

Pour mémoire, l'article original suivi de la réponse publiée :